Manifestation du 17 octobre à Nancy : 24 gardes à vue après les violences
Vingt-quatre personnes ont été placées en garde à vue dans le ressort du tribunal judiciaire de Nancy après les incidents survenus samedi 17 octobre, en marge de la marche contre la vie chère. La manifestation a rassemblé près de 4 000 participants à Nancy.
Des tensions ont éclaté dans plusieurs rues du centre-ville. Un groupe a tenté à plusieurs reprises d’entrer dans le secteur Stanislas, alors concerné par une interdiction de manifestation prise par arrêté préfectoral. Des violences urbaines ont été commises, avec des jets de pierres, de bouteilles en verre, des tirs de mortier et des projections de plaques en fonte provenant du mobilier urbain. Les forces de sécurité ont utilisé des grenades lacrymogènes et assourdissantes pour disperser les groupes violents.
Des pillages ont également visé des commerces de la rue Saint-Dizier ainsi que les abords du Point central, rue des Ponts et rue Saint-Jean.
Douze gardes à vue prolongées
Dimanche 18 octobre, le parquet a décidé de prolonger pour 24 heures les gardes à vue de douze suspects. Des défèrements sont envisagés, notamment pour des faits de violences, de vols aggravés ou de recels de vol aggravé.
Les douze autres gardes à vue ont été levées dimanche. Six personnes font encore l’objet d’investigations complémentaires dans le cadre d’enquêtes préliminaires. Deux personnes doivent faire l’objet d’une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité. Deux autres sont poursuivies pour violation de l’arrêté d’interdiction de manifester. Deux dossiers ont été classés sans suite faute de charges suffisantes.
Parmi les 24 personnes interpellées figurent trois mineurs de plus de 16 ans. Une procédure les concernant se poursuit dans le cadre d’une enquête préliminaire et les deux autres mesures se poursuivent.



