À Nancy, des policiers jettent leurs menottes après un rendez-vous ministériel
Une vingtaine de policiers se sont rassemblés ce vendredi 4 septembre, à la mi-journée, devant l’hôtel de police de Nancy, boulevard Lobau, selon estrepublicain.fr. À l’appel du syndicat Un1té, ils ont jeté des menottes au sol pour marquer leur mécontentement après une rencontre avec Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur.
Ce rendez-vous ministériel intervenait après deux reports. Il devait porter sur les grilles salariales, les conditions de travail et les moyens mis à disposition. En toile de fond figurait aussi la réforme du corps de conception et de direction du mois de juin, contestée notamment par Un1té.
Un rendez-vous jugé sans avancée
À Nancy, le rassemblement a réuni notamment David Didier, secrétaire départemental d’Un1té police, son adjointe Karine Vandionant, ainsi que Maud B., déléguée zonale adjointe Un1té pour les personnels administratifs, techniques et spécialisés.
Le syndicat a qualifié la rencontre avec le ministre de « décevant, qui n’a débouché sur aucune avancée concrète ». Il dénonce aussi un « énième épisode où les policiers, agents administratifs, techniques, spécialisés ou scientifiques qui font fonctionner ce ministère ont été traités avec mépris ».
David Didier met en cause un manque de moyens pour les personnels de terrain. Selon lui, « Il n’y a pas d’argent pour la base, mais il y en a pour le plus haut corps de la profession ! ». Il évoque aussi des difficultés humaines et matérielles, ainsi que des conditions de travail dégradées.
Les effectifs locaux au cœur des inquiétudes
Le responsable syndical cite la situation observée ce mercredi matin à 6 h 30 : « il n’y avait que deux patrouilles au programme pour assurer la sécurité de 20 communes ». L’Est Républicain précise toutefois que les effectifs rationalisés montent ensuite en puissance avec la prise de service d’autres unités.
Après ce rassemblement symbolique devant l’hôtel de police, Un1té annonce l’ouverture d’un bras de fer « pour se faire entendre ». Les suites dépendront donc des réponses apportées aux revendications sur les salaires, les moyens et les conditions de travail.
Source : estrepublicain.fr
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