Nancy Actualité
Vie locale

Canicule et sécheresse fragilisent les forêts lorraines

Éloïse Maréchal-Druon 2 min de lecture

La canicule et la sécheresse pèsent sur les forêts lorraines. Dans une enquête publiée ce samedi 22 août, estrepublicain.fr décrit des arbres déjà marqués par la sécheresse historique de cet été : feuilles jaunies ou roussies, feuillages qui tombent avant l’heure.

Selon Nathalie Bréda, directrice de recherches à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement à Champenoux, le danger vient surtout de la combinaison entre fortes chaleurs et manque d’eau. Une canicule seule n’a pas le même effet qu’une canicule qui arrive en même temps qu’une sécheresse.

Des signes visibles dans les feuillages

Les arbres réagissent au stress hydrique en activant des mécanismes de survie. Les signes observés dans les forêts lorraines sont visibles : le feuillage change de couleur, sèche par endroits ou tombe plus tôt que prévu. Ces réactions traduisent une difficulté à tenir face à plusieurs accidents climatiques rapprochés.

L’enquête souligne que la sécheresse de cet été laisse déjà des traces. Elle rappelle aussi que le dépérissement des arbres ne s’explique pas toujours de façon simple, surtout lorsque plusieurs facteurs se cumulent.

Épicéa, hêtre et chêne sous surveillance

D’après les éléments relayés par L’Est Républicain dans ses autres volets d’enquête, l’épicéa, le hêtre et le chêne font partie des essences vulnérables à la sécheresse en Lorraine. Plus de la moitié de la forêt lorraine serait composée d’essences menacées par le réchauffement climatique.

Cette vulnérabilité dépend aussi des sols. L’épicéa est présenté comme l’arbre qui résiste le moins bien au changement climatique, notamment en raison de la prolifération des scolytes, et en particulier du typographe.

Pour limiter les effets du réchauffement climatique sur la forêt lorraine, l’Office national des forêts explore plusieurs pistes. Parmi elles figurent l’introduction d’espèces thermophiles, qui ont besoin de chaleur, et de nouveaux modes de gestion forestière.

Source : estrepublicain.fr

Éloïse Maréchal-Druon

Partager cet article

Retour en haut