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À Nancy, Mathieu Klein réclame une sécurité renforcée après les pillages

Éloïse Maréchal-Druon 2 min de lecture
À Nancy, Mathieu Klein réclame une sécurité renforcée après les pillages

Après les violences, les dégradations et les pillages survenus samedi 17 octobre dans le centre-ville de Nancy, Mathieu Klein réclame un renforcement très important des dispositifs de sécurité lors des prochains rassemblements.

Le maire de Nancy s’est rendu lundi matin devant la boutique Normal, l’une des enseignes pillées, avec le préfet Yves Séguy et le président des Vitrines de Nancy, Sébastien Duchowicz. Les trois hommes ont rencontré des commerçants et constaté les dégâts.

Le maire dénonce un défaut d’anticipation

Mathieu Klein estime que Nancy a connu des scènes d’émeutes, de pillages et de violences urbaines inédites. Il parle d’« un échec magistral, monumental » et met en cause un défaut d’anticipation ayant conduit à une mobilisation insuffisante des forces de l’ordre.

Samedi, environ 4 000 personnes ont convergé vers le centre-ville. Selon les estimations de la préfecture, un millier d’individus étaient venus pour provoquer les forces de l’ordre, dégrader ou piller des commerces. Plus de 300 policiers et gendarmes avaient été mobilisés, dont 200 à Nancy, avec le renfort d’un escadron de gendarmerie mobile.

Yves Séguy a reconnu que les renseignements disponibles étaient très inférieurs à la réalité du rassemblement. Il a évoqué des améliorations à apporter aux services de renseignement, tout en soulignant les difficultés liées à une manifestation non déclarée et à un cortège sans itinéraire défini.

Des mesures annoncées pour les prochains mouvements

Le maire demande que les prochains mouvements fassent l’objet de mesures de sécurisation bien supérieures à celles mises en place samedi. Plusieurs hypothèses sont envisagées, dont le filtrage des accès, la sécurisation de certains secteurs ou l’interdiction de manifestations.

Le préfet annonce des effectifs au moins équivalents, voire supérieurs, lors des prochains rassemblements. Des agents pourraient être rappelés et certains congés interrompus. Mathieu Klein insiste aussi sur la nécessité de protéger l’activité des commerces du centre-ville à l’approche de la fin d’année, tout en préservant un espace pour les manifestations pacifiques.

Éloïse Maréchal-Druon

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