À Nancy, le Planning familial 54 veut renforcer son action auprès des femmes
Revenu à Nancy après une disparition d’une quinzaine d’années, le Planning familial 54 poursuit son installation. Selon estrepublicain.fr, l’association a été recréée il y a deux ans et a investi son local au printemps 2025, dans un espace mis à disposition par l’Union locale de la CGT.
Ce dimanche, le sujet est celui du passage à l’échelle. Le Planning familial 54 compte une quarantaine d’adhérent.e.s et une quinzaine de bénévoles. Emma Chenu, cofondatrice et coprésidente avec Astrid Toussaint, ainsi que Sarah Farghaly, permanente à mi-temps, portent cette relance à Nancy.
Information, prévention et accompagnement
L’association se présente d’abord comme un centre d’éducation populaire, de ressources et d’information. Elle intervient sur les questions d’éducation à la sexualité, de contraception, d’avortement, de violences, de discriminations liées au genre et à l’orientation sexuelle.
Les demandes concernent notamment des interventions d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle. D’après estrepublicain.fr, elles peuvent avoir lieu dans des foyers, des centres d’hébergement, des IME, des collèges ou des lycées. Le Planning familial 54 agit aussi auprès du monde médical, où il estime que des freins à l’IVG existent encore.
À Nancy, l’association assure une permanence chaque semaine et participe à de nombreux événements locaux. Elle est aussi intégrée au maillage de lutte contre les violences faites aux femmes, notamment avec la Maison des Femmes, selon la conseillère municipale Saliha Sahraoui citée par estrepublicain.fr.
Le financement, principal frein
La relance repose en grande partie sur une aide de 10 000 € de la Fondation des Femmes. Mais le Planning familial 54 chiffre à 12 000 € le budget nécessaire pour former trois à quatre personnes. Pour répondre à la demande, l’association estime aussi qu’il faudrait 80 000 € afin de financer deux temps pleins.
Le soutien matériel de la Ville de Nancy atteint 5 500 €, selon estrepublicain.fr. La municipalité dit soutenir la recréation du Planning, tout en évoquant des difficultés liées aux coupes de financement. Au Conseil départemental de Meurthe-et-Moselle, la présidente Chaynesse Khirouni affiche également son engagement, mais le contexte financier reste contraint.
Pour les militantes, l’enjeu est donc concret : former davantage de personnes, tenir les permanences, répondre aux sollicitations et consolider une structure redevenue présente à Nancy.
Source : estrepublicain.fr
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