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Carburants : le Grand Nancy moins exposé que les zones rurales lorraines

Éloïse Maréchal-Druon 2 min de lecture

La hausse des prix à la pompe pèse davantage sur les territoires ruraux lorrains que sur l’agglomération nancéienne. Dans le Grand Nancy, 8,7 % des ménages sont considérés comme particulièrement exposés aux dépenses de carburant, selon les données de l’Insee relayées ce jeudi par estrepublicain.fr.

Cette part figure parmi les plus faibles de Lorraine. Metz Métropole atteint 10,7 %, tandis que plusieurs intercommunalités proches de Nancy restent également sous ce niveau : 9,8 % dans le Bassin de Pompey, 8,8 % en Moselle et Madon et 10,1 % dans le Pays du Sel et du Vermois.

Les trajets domicile-travail au cœur de l’écart

Le principal facteur d’exposition est la distance parcourue pour se rendre au travail. L’accès aux commerces, aux écoles et aux transports en commun compte aussi. Les grandes agglomérations et leurs périphéries sont moins touchées, notamment parce que les déplacements y sont moins lourds pour les ménages.

À l’inverse, la Meuse concentre les situations les plus difficiles. Dans la communauté de communes de Damvillers Spincourt, près d’un ménage sur quatre est particulièrement exposé. La proportion atteint 21,8 % dans le Pays de Montmédy et 18,9 % dans le Pays de Stenay et du Val Dunois.

Les données utilisées datent de 2021 et ne prennent donc pas en compte l’actuelle hausse des prix. Elles montrent toutefois que les ménages les plus vulnérables roulent beaucoup plus : la moitié d’entre eux parcourt plus de 27 500 kilomètres par an, presque deux fois plus que la moitié de l’ensemble des ménages disposant d’une voiture. Leurs revenus annuels moyens sont aussi inférieurs de 6 000 euros au niveau national.

Selon les dernières estimations de l’Union française des industries pétrolières, citées par estrepublicain.fr, le gazole s’affiche à 2,291 euros le litre et le SP95 à 2,110 euros. Cette progression renforce le poids du carburant dans le budget des automobilistes, surtout là où la voiture reste indispensable.

Source : estrepublicain.fr

Éloïse Maréchal-Druon

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