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Violences lycéennes : 136 gardes à vue dans le ressort de Nancy

Éloïse Maréchal-Druon 2 min de lecture
Violences lycéennes : 136 gardes à vue dans le ressort de Nancy

Le parquet de Nancy a publié vendredi un deuxième bilan provisoire des suites judiciaires liées aux violences urbaines survenues en marge des manifestations lycéennes. Entre le 30 septembre et le 16 octobre, 136 personnes ont été placées en garde à vue dans le ressort du tribunal judiciaire de Nancy.

Parmi elles figurent 104 mineurs et 32 majeurs. L’essentiel des mesures s’est déroulé en zone police, principalement à Nancy. La majorité des interpellations remonte à la première semaine du mouvement, marquée par 109 interpellations entre le 30 septembre et le 6 octobre.

Des procédures après les interpellations

Les infractions de groupe, dont les attroupements avec le visage dissimulé ou armés, représentent 38 % des motifs de garde à vue. Les atteintes contre des personnes dépositaires de l’autorité publique comptent pour 21 % et les atteintes aux biens pour 16 %. Trois gardes à vue ont été levées, avec la poursuite des investigations en enquête préliminaire.

Pour les 132 autres mesures, 47 dossiers ont été classés sans suite, principalement pour infraction insuffisamment caractérisée. Ce total comprend dix dossiers concernant des majeurs et 37 concernant des mineurs. Cinquante-trois poursuites ont été engagées.

Chez les mineurs, 15 mesures de réparation pénale ont été décidées, 17 convocations devant le juge des enfants ont été délivrées et 27 présentations ont conduit à des mesures éducatives provisoires. Chez les majeurs, plusieurs procédures ont été engagées, dont une comparution immédiate pour des dégradations et des violences aggravées commises au lycée Cyfflé le 5 octobre. Le tribunal a prononcé 18 mois d’emprisonnement avec mandat de dépôt, ainsi que trois ans d’interdiction de manifester dans l’agglomération nancéienne.

Une information judiciaire a aussi été ouverte jeudi après l’incendie du lycée Loritz, survenu le 8 octobre. Deux mineurs ont été mis en examen et placés sous contrôle judiciaire.

Éloïse Maréchal-Druon

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