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À Nancy, 2 000 personnes mobilisées pour défendre la fonction publique

Éloïse Maréchal-Druon 2 min de lecture
À Nancy, 2 000 personnes mobilisées pour défendre la fonction publique

Environ 2 000 personnes ont manifesté ce mardi 29 septembre dans les rues de Nancy à l’appel de l’intersyndicale du service public, selon estrepublicain.fr. Le cortège était notamment rue Saint-Dizier, aux trois quarts de son parcours, lorsque des habitants sortant du marché central ont croisé les banderoles et les slogans.

Agents hospitaliers, enseignants, personnels des collectivités, salariés de la CAF, éducateurs spécialisés, auxiliaires périscolaires, chercheurs ou encore agents de la sécurité civile et de la justice étaient représentés. Tous portaient les mêmes inquiétudes sur l’état des services publics et leurs conditions de travail.

Salaires et moyens au cœur des revendications

La mobilisation nationale avait été annoncée dès le 10 juillet par les organisations syndicales. Elles dénoncent des services publics qu’elles jugent fragilisés, ainsi que le sentiment, chez de nombreux agents, de ne plus pouvoir accomplir correctement leurs missions.

La question salariale était également centrale. Selon les données citées par estrepublicain.fr, le point de rémunération a progressé de 6,3 % depuis 2010, tandis que l’inflation a augmenté de 26,1 % sur la même période. Plus de 800 000 agents seraient actuellement rémunérés sous le niveau du SMIC, malgré l’indemnité compensatoire.

Cette journée d’action intervient deux jours avant la présentation du projet de loi de finances. Les syndicats contestent notamment une économie de 2 milliards d’euros liée à un nouveau gel du point d’indice.

Le coût d’une journée de grève

La mobilisation n’a toutefois pas atteint le niveau observé en décembre 2024, lorsque 3 000 personnes avaient défilé à Nancy pour le même mouvement intersyndical. Plusieurs agents évoquent le coût d’une journée de grève, estimé à 80 euros de moins sur une fiche de paie. Certains manifestants sont aussi venus de Toul en covoiturage.

La petite enfance doit à son tour se mobiliser la semaine prochaine. Un appel est également annoncé le 17 octobre contre la hausse du carburant.

Source : estrepublicain.fr

Éloïse Maréchal-Druon

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