Nancy : jusqu’à 4 000 manifestants samedi, des heurts et dix interpellations
Jusqu’à 4 000 personnes, selon la préfecture, ont participé samedi 24 octobre à la mobilisation nationale de contestation sociale à Nancy. Interdite et non déclarée, la manifestation est restée calme pendant plusieurs heures avant des affrontements dans le centre-ville. Le bilan officiel fait état de dix interpellations et de trois blessés pris en charge par les secours.
Un départ place de la République, puis plusieurs cortèges
Les participants ont commencé à se rassembler dès 13 h, dans un centre-ville marqué par des fermetures de commerces et de lieux culturels, ainsi que par l’arrêt des lignes de bus. Des appels à manifester avaient notamment été relayés par l’UNEF Lorraine, le FSE et le collectif Nancy Antifa.
Parti à 14 h de la place de la République sans parcours défini, le rassemblement s’est rapidement divisé. Vers 16 h, deux cortèges principaux se trouvaient rue Saint-Dizier et rue Saint-Jean. Des sit-in pacifiques ont également eu lieu. La lutte contre la vie chère figurait au premier rang des revendications, avec la défense des libertés.
Des affrontements et des commerces dégradés
Peu avant 16 h, une dizaine de manifestants ont tenté de relever les barrières bloquant l’accès à la place Stanislas depuis la rue Stanislas, entraînant une réaction des forces de l’ordre. Des tensions ont aussi éclaté aux angles des rues Saint-Dizier, Gambetta et Saint-Jean, dans le périmètre interdit aux manifestants.
Face aux jets de pierres, de canettes et de bouteilles en verre, policiers et gendarmes ont utilisé un canon à eau ainsi que des grenades lacrymogènes et assourdissantes. Plusieurs vitrines ont été dégradées, des poubelles incendiées et une enseigne de vêtements pillée rue Saint-Jean.
Au total, 470 agents de sécurité ont été déployés dans le département, dont plus de la moitié à Nancy. Cinq des dix interpellations ont eu lieu lors de contrôles routiers en amont.
Le maire Mathieu Klein a souligné qu’une large part de la manifestation s’était déroulée dans le calme, tout en condamnant les dégradations. Dimanche 25 octobre, il a également dénoncé la présence d’une dizaine de militants qu’il qualifie d’ultra-droite et rappelé son opposition aux groupes de défense autoproclamés.
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