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Manifestation du 17 octobre à Nancy : les grenades au cœur du bilan des blessés

Éloïse Maréchal-Druon 2 min de lecture
Manifestation du 17 octobre à Nancy : les grenades au cœur du bilan des blessés

Vingt-trois personnes ont été accueillies aux urgences de l’hôpital central après la manifestation du samedi 17 octobre à Nancy, selon le bilan de la préfecture. Ce rassemblement contre la vie chère, en soutien au mouvement des lycéens, figure parmi les plus violents constatés par l’Observatoire de la Ligue des droits de l’homme (LDH) à Nancy.

Les grenades de désencerclement sont à l’origine de la majorité des blessures constatées par les observateurs. Les forces de l’ordre ont également utilisé des grenades assourdissantes et des gaz lacrymogènes. Aucun agent n’a été blessé, selon la préfecture de Meurthe-et-Moselle.

Des blessures graves, surtout aux jambes et aux pieds

ICI Lorraine TV dénombre au moins huit personnes blessées par des grenades de désencerclement. L’Observatoire de la LDH décrit notamment des fractures ouvertes et des plaies graves aux membres inférieurs. Il indique que ces grenades n’avaient pas été utilisées à Nancy depuis au moins 2023.

Parmi les blessés, Valentin, serveur de 22 ans, souffre d’une fracture ouverte au gros orteil. Séléna, étudiante de 20 ans, témoigne d’une plaie au mollet après qu’une grenade a traversé son jogging. Les observateurs ont aussi constaté une blessure à la joue et un talon perforé.

Des soignants et étudiants en médecine réunis pendant la manifestation ont apporté les premiers secours et fait le lien avec les pompiers. Ils ont pris en charge des fractures ouvertes ainsi que plusieurs pertes de connaissance liées aux gaz lacrymogènes.

Des plaintes envisagées

Le syndicat de police UN1TÉ ZONE-EST affirme que les grenades ont été utilisées face à des violences urbaines. Il reconnaît que des manifestants pacifiques ont pu être touchés et rappelle que la mobilisation n’était pas déclarée.

Au moins deux blessés comptent porter plainte. La compagne d’un manifestant blessé a lancé un appel à témoins sur les réseaux sociaux pour rassembler les victimes et coordonner les actions juridiques.

Éloïse Maréchal-Druon

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