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À Nancy, les commerçants réclament plus de sécurité avant le 24 octobre

Éloïse Maréchal-Druon 2 min de lecture
À Nancy, les commerçants réclament plus de sécurité avant le 24 octobre

À deux jours de la mobilisation du samedi 24 octobre, les commerçants du centre-ville de Nancy attendent un dispositif de sécurité renforcé. Après les violences et les pillages du 17 octobre, certains conditionnent l’ouverture de leur boutique aux réponses des autorités.

Un nouvel appel à manifester a été lancé par des gilets jaunes et des étudiants. La préfecture de Meurthe-et-Moselle indique qu’aucun rassemblement n’a fait l’objet d’une déclaration à Nancy pour ce samedi.

Protéger les commerces et les salariés

Rue Saint-Jean, les inquiétudes concernent autant les dégâts matériels que la sécurité des salariés et des clients. Un commerçant dont la vitrine a été légèrement endommagée témoigne de la peur de certains employés à l’idée de venir travailler. Une autre commerçante attend les retours de la préfecture, de la mairie et des Vitrines de Nancy avant de décider d’ouvrir.

Sébastien Duchowicz, président des Vitrines de Nancy, demande davantage de forces de l’ordre et une organisation plus offensive face aux casseurs. Il souligne que de nombreux commerçants ne réclament pas l’interdiction des manifestations, mais la fin des débordements.

Le 17 octobre, la manifestation non déclarée avait réuni entre 4 000 et 5 000 personnes, contre 1 500 annoncées. Des commerces, dont JD Sports, avaient été pillés et du mobilier urbain saccagé. Le maire, Mathieu Klein, a dénoncé un manque d’anticipation de l’État.

Un renforcement annoncé

Mardi 20 octobre, le Premier ministre Sébastien Lecornu a promis un dispositif national massif pour samedi, reconnaissant une organisation trop statique le 17 octobre. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé davantage de moyens, de réactivité et de mobilité.

À Nancy, la préfecture de Meurthe-et-Moselle a promis une mobilisation au moins équivalente aux 200 policiers engagés samedi dernier, avec l’objectif d’une capacité opérationnelle supérieure.

Éloïse Maréchal-Druon

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