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À Nancy, les commerçants sous le choc après les violences du 17 octobre

Éloïse Maréchal-Druon 2 min de lecture
À Nancy, les commerçants sous le choc après les violences du 17 octobre

Quatre jours après les violences urbaines du samedi 17 octobre, les traces des dégradations restent visibles dans le centre-ville de Nancy. En marge d’une manifestation contre la vie chère marquée par le retour des Gilets jaunes, entre 500 et 1 000 individus ont participé à des scènes de pillages et de saccages visant notamment des commerces.

Les enseignes Normal et JD Sports ont été touchées. Des banques ont également subi des vitrines fracturées et des distributeurs endommagés. Chez Normal, des produits ont été volés, jetés au sol ou arrachés des rayons. Les salariés ont engagé lundi la remise en état du magasin, dont les vitrines ont été recouvertes de papier cadeau de Noël. L’enseigne concentre ses efforts sur le soutien aux équipes locales et la sécurisation du magasin.

Fermetures et baisse de fréquentation

Rue Saint-Dizier, le Hall du Livre a fermé samedi après-midi par mesure de sécurité. Le magasin n’a pas subi de vol ni d’intrusion, mais une vitre a été vandalisée. Sa directrice, Astrid Canada, évoque une fréquentation en baisse de 80 % ce jour-là.

D’autres boutiques, sans avoir été pillées, ont aussi fermé par précaution. Une enseigne de produits de beauté de la rue Saint-Jean a subi un choc sur sa porte d’entrée. Dans un magasin de lingerie situé entre Foot Locker et JD Sports, les vendeuses ont reçu l’ordre de fermer samedi après-midi. Elles redoutent que les clientes se détournent du centre-ville si les manifestations et les violences se reproduisent.

Les Vitrines de Nancy demandent une réaction de l’État

Sébastien Duchowicz, président des Vitrines de Nancy, a fait part lundi de son indignation. Il rappelle que les commerces connaissent déjà une baisse de chiffre d’affaires depuis le début des manifestations lycéennes. Il estime que les débordements ont été minimisés et appelle l’État à agir pour empêcher de nouveaux incidents.

Éloïse Maréchal-Druon

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