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Il y a 40 ans, les aciéries de Pompey fermaient

Éloïse Maréchal-Druon 2 min de lecture
Il y a 40 ans, les aciéries de Pompey fermaient

Les aciéries de Pompey, en Meurthe-et-Moselle, ont fermé en 1986. Quarante ans plus tard, d’anciens salariés racontent la fin progressive d’un site industriel majeur du territoire.

André Simon, ancien responsable dans un bureau d’études, ne décrit pas un moment unique, mais une atmosphère. Il se souvient d’hommes qui n’étaient plus remplacés, d’effectifs en baisse, puis de l’arrêt d’un haut-fourneau, puis d’un autre. En mai 1986, il assiste à la dernière coulée. Il résume cette fin par ces mots : « J’ai fait partie de ceux qui ont fermé la porte. »

Une usine qui a marqué Pompey

La Société nouvelle des aciéries de Pompey a compté jusqu’à 4 500 employés au plus fort de son activité. André Simon y a passé plus de trente ans de carrière. Il se souvient d’une usine prospère jusque dans les années 70, capable de produire des aciers très spécialisés.

Depuis sa maison de Marbache, l’ancien salarié raconte son travail avec fierté. Sa mission consistait à déterminer la manière d’obtenir les produits et à améliorer les installations. Pour lui, la disparition de l’usine a été difficilement vécue par la population.

La fin d’un monde ouvrier

Le sujet reste aussi lié au conflit social des dernières années de l’usine. Bernard Ancé, ancien syndicaliste CFDT, a témoigné des manifestations, des actions menées sur le terrain et des négociations à Paris avant la fermeture.

À travers ces récits, c’est une page de l’histoire industrielle locale qui réapparaît. La fermeture des aciéries de Pompey n’a pas seulement mis fin à une activité : elle a aussi marqué durablement des salariés, leurs familles et une partie de la population du bassin.

Éloïse Maréchal-Druon

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